METHODE D'INITIATION AUX PERCUSSIONS DU MONDE ARABE
Darbouka, Bendir, Riqq

Double DVD

Ali Alaoui

La Darbouka, avec Ali ALAOUI
Stéphane Fougère ETHNOTEMPOS - musiques ethniques d'aujourd'hui N° 31 d'avril 2007
Après le djembé, le tabla, le samba et le tombak, c'est au tour de la darbouka d'intégrer les classieux espaces du Salon de musique, la collection de Philippe NASSE consacrée aux formes et expressions des musiques traditionnelles, notamment dans leurs caractéristiques rythmiques et percussives.
Tout comme ses prédécesseurs, ce cinquième volume est donc une méthode.Il faut souligner et applaudir à ce sujet l'exigence de qualité qui pousse Philippe NASSE et son équipe à publier un nouveau volume toujours plus dense et complet que le précédent. Celui-ci comprend ainsi deux DVD (à l'instar du volume précédent, consacré au tombak) totalisant à eux deux 150 minutes d'images, tandis que le support papier, que l'on n'ose même plus appeler un livret mais bien plutôt un petit livre, atteint les 114 pages, record battu ! Il est vrai que, en fait de darbouka, ce coffret traite également d'autres percussions usitées dans la musique arabe.
Le spécialiste du genre réquisitionné pour cette initiation est Ali ALAOUI, éminent percussionniste né à Fès et résidant actuellement à Toulouse, où il se consacre à la pédagogie, avec le souci de faire connaître la culture musicale de tradition arabe, tout en s'ouvrant à la culture européenne. Le DVD documentaire, intitulé Le Pari d'Ali, est l'opportunité, à la faveur d'un retour au pays pour l'artiste, de retracer les différentes étapes marquantes de son parcours, lui qui a intégré l' Orchestre principal de Fès de la RTM (Radio télévision marocaine) puis l'Orchestre national du Maroc et a enseigné au Conservatoire de Casablanca.
Ce faisant, c'est à une véritable excursion culturelle dans le monde musical classique et populaire de la tradition arabe marocaine que nous convie ce documentaire, puisque l'on y rencontre la confrérie de musique de transe Aïssaoua et les « lilas » (fêtes de transe), qui ont fortement inspiré Ali dans sa prime jeunesse ; des musiciens du Conservatoire de musique arabo-andalouse de Fès ; l'Orchestre de la RTM dirigé par Azédine MONTASERRE ; des Gnaouas ; ainsi qu'une grande figure de la musique populaire marocaine, Mohamed LAAROUSSI, soit autant de retrouvailles émouvantes pour Ali ALAOUI.
De généreux extraits de concerts (avec en point d'orgue une performance soliste d'Ali ALAOUI proprement éblouissante) alternent ainsi avec des séquences consacrées à la décoration des fûts (à l'origine, l'instrument était en effet fabriqué en terre cuite et en peau de chèvre ou de poisson, avant d'être conçu de nos jours en fonte d'aluminium avec membrane en plastique) ; l'occasion de se rendre compte que tanneurs et potiers sont eux aussi des artistes à part entière. Le Pari d'Ali s'avère être ainsi un film splendide sur toute cette diaspora traditionnelle marocaine et devrait susciter l'intérêt de tous, musiciens ou simples mélomanes et passionnés de musiques et de cultures traditionnelles.
L'autre DVD est le support pédagogique proprement dit de l'apprentissage de la darbouka, et s'adresse aux débutants comme à ceux qui ont déjà acquis un certain niveau. Il reprend, sous forme de leçons filmées, les techniques fondamentales de la darbouka, et en présente les frappes (le « dom », le « tik », le « tak », le « is »), les ornementations (les « rads ») et les effets (les sons dits « étouffés »...) tel que présentés dans le livre-manuel, dont il est le parfait complément. Ce dernier ne se contente pas, comme on l'a déjà dit, d'exposer les positions et frappes de la darbouka, mais présente d'autres instruments du Maghreb (bendir, tarija, tbila, gallal, tbal, qraqebs, tassa, bouznanel) et du Moyen-Orient (riqq, dohola, def égyptien, sagattes) et traite des rythmes afférents : maqsum et saïdi orientaux ; fezzani, karachi et chaabi du Maghreb ; lybien et guedra de Lybie et de Mauritanie ; koweiti khbaieti des Pays du Golfe ; autres rythmes du Moyen- Orient, et bien entendu rythmes marocains, à savoir rythmes arabo-andalous, rythmes de confréries et rythmes de la musique populaire ; ainsi que deux cycles rythmiques (« ouasn ») composés par Ali ALAOUI. C'est une centaine de rythmes et de polyrythmies qui sont ainsi définis avec photos et partitions. De même, le DVD pédagogique comprend en bonus cinq films de polyrythmies, initiations aux jeux du bendir et du riqq, avec lecture interactive.
Le manuel contient en outre un entretien avec Ali ALAOUI, une discographie, une bibliographie et un glossaire des termes techniques. On imagine mal ce qui peut encore manquer à cette méthode pédagogique, tant tout y est consigné avec érudition et exhaustivité, si ce n'est peut-être des indications sur les erreurs à ne pas commettre dans l'exécution des frappes et des ornementations. A charge donc pour les pratiquants de les repérer, de les relever et de les surmonter tout seuls. Ce volume fournit les outils de l'apprentissage, à l'expérience de faire le reste. Ça, c'est le « pari du pratiquant » !


Percussions.org – Octobre 2006
Article de Jimmy Braun
(percussions.org)
Double DVD bien orchestré, la nouvelle réalisation des Editions Improductions de leur collection Le Salon de Musique, porte cette fois sur l’instrument à percussion le plus représentatif du monde musical arabe, la darbouka. Réalisée en coopération par Philippe Nasse, Ali Alaoui et Thibaut Laurent, cette méthode se veut être un voyage initiatique au travers d’un support pédagogique, d’un film documentaire, d’un livret et de quelques bonus, comme l’adaptation de polyrythmies pour batterie.
Collaboration valant une fois de plus l'ovation, la conception de cet ouvrage reprend le moule révélé par le plan fondamental que propose Philippe Nasse dans chacune de ses productions : séquence pédagogique, filmage de concert, film documentaire autour de l’artiste, ainsi que sur la fabrication et l’environnement de l’instrument étudié. La captation est en général de bonne qualité, mais en particulier dans la partie documentaire, qui propose une excursion au Maroc, le pays natal de l’artiste percussionniste Ali Alaoui. Projeté dans l'univers musical des musiques classiques, traditionnelles et populaires, on découvre dans un parcours de rencontres : la confrérie Aissaoua, la musique de transe, des musiciens du Conservatoire de Musique Arabo-Andalouse de Fès, et l'Orchestre principal de la Radio Télévision de Fès (RTM) dirigé par Azedine Montassere. A noter aussi, le moment exceptionnel des retrouvailles avec l'un des inventeurs de la musique populaire marocaine, Mohamed Laaroussi. Soucieux de faire découvrir l’ensemble des personnes liées à ce contexte musical, le support documentaire nous embarque à la découverte des artisans de la darbouka à Fès, afin de nous faire comprendre le traditionnel des potiers.
Le livret de 112 pages rassemble tout ce que vous pouvez exiger d’une bonne méthode : organisation du contenu en relation précise aux deux DVD, lisibilité parfaite grâce à une mise en page adaptée à un format pratique, photographies détaillées, partitions en solfège occidental, indications de jeu, approfondissements par des textes et des repères précis, étude de plusieurs répertoires, discographie, bibliographie, et un petit glossaire des termes et notions traitées.
Visite dans les musiques du monde arabe menée par l’artiste Ali Alaoui, qui pratique l'art des percussions depuis son enfance, il partage au travers de cette méthode d’exception, son parcours protéiforme et atypique, qui font de lui un vrai pédagogue de la tradition orale. En plus des techniques fondamentales de la darbouka (frappes, ornementations, effets) et de l’étude de nombreux rythmes issus des différentes cultures du monde arabe, Ali nous fait découvrir les différents types de darbouka (terre cuite, fonte d’aluminium, …), et nous initie au jeu du Bendir, et du Riqq. Il présente également d’autres instruments de l’aire musicale en question : les sagattes, la tarija, le tbila, le tbel, les qraqebs, le tassa et le bouznazel. Un support de méthode immanquable pour les étudiants et passionnés, de niveau débutant ou avancé.
© Jimmy Braun – Octobre 2006


Ali Alaoui | Interview
par Jimmy Braun – Octobre 2006 www.Percussions.org
Né à Fès en 1967, haut lieu de la culture et ville sacrée du Maroc, Ali Alaoui pratique l'art des percussions depuis son enfance. Dès l'âge de 19 ans, il intègre l'orchestre principal de Fès, puis enseigne au Conservatoire de Casablanca et intègre l'Orchestre National du Maroc comme percussionniste soliste.
Dans son pays, mais aussi à travers le monde, il a su saisir toutes les opportunités pour partager des moments musicaux avec des musiciens de chaque région et origine en pratiquant des musiques folkloriques et populaires, des musiques savantes et religieuses ainsi que des compositions classiques d'artistes contemporains. Ce parcours multiforme fait de lui un pédagogue sans frontières, qui peut se partager encore plus aujourd'hui avec la sortie de sa méthode. Rencontre avec l'artiste et. concours pour remporter 10 DVD !

Quel est ton parcours artistique en quelques mots ?
Je me permettrais de dire que je suis né dans un milieu artistique propice. Dans mon quartier natal depuis très jeune, j’ai l’occasion de voir et entendre des artistes, d’assister à des manifestations artistiques de grande envergure. Et la culture marocaine intègre de nombreuses traditions où la musique à une place dominante. Ensuite, j’ai voyagé dans les grandes villes du Maroc, et étudié les différents styles de musiques d’Orient et du Moyen Orient. J’ai aussi rencontré beaucoup de musiciens, avec qui l’échange m’a donné l’occasion de comprendre que j’avais la passion pour la pédagogie. Je suis ensuite allé au Conservatoire de Casablanca pour approfondir l’étude de la musique de manière plus large. En 1999, je suis arrivé en France et le point principal qui m’a amené à devenir professeur est la vision que les occidentaux ont de la percussion, qui est parfois dégradante ou faussée. Le but était donc de montrer les différences dans un amalgame qui laisse parfois des choses importantes de côté. J’ai pris plaisir à faire découvrir ma culture et c’est pour ça qu’aujourd’hui ma passion et le respect de ma culture m’amènent à réaliser une méthode, en plus des cours et concerts. Je me suis adapté au monde occidental en préparant depuis quelques années le contenu principal de ma méthode à l’écrit, et pour faire passer mon message avec la matière que j’ai au fond de moi, de mon coeur.

A qui destines-tu principalement ta méthode ?
Elle est adaptée à plusieurs niveaux, surtout que j’utilise le solfège occidental mais aussi les onomatopées afin de ne pas être limité. Sans remplacer un professeur de darbouka, elle est un complément idéal aux débutants et aux avancés, car je retrace de nombreux savoirs, des bases essentielles ainsi que des développements pour les professionnels.

Quel(s) conseil(s) absent(s) de la méthode donnerais-tu à un utilisateur ?
Pour moi, le point important, qui peut s’adapter à d’autres méthodes, et que j’appuierais ici, c’est de regarder ma méthode plusieurs fois avant de la pratiquer. La regarder quatre ou cinq fois, afin de bien comprendre la manière d’amener l’apprentissage et le jeu que j’emploie. Trop souvent, les utilisateurs de méthodes s’empressent et zappent la moitié des informations. La visionner plusieurs fois permettra de comprendre les feelings et d’être précis. C’est une sorte d’échauffement mental !

Combien de temps t’a demandé la réalisation de cette méthode ? Et que t’a apporté la collaboration avec l’équipe de Improductions pour cette nouvelle réalisation ?

En gros trois années de travail pour ma partie. Et ce travail a pu se faire aussi grâce à l’aide précieuse de l’un de mes élèves de niveau avancé, Thibaut Laurent. Que je remercie sincèrement au passage.Sinon, j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec ces personnes, même si parfois il s’agissait de prendre sur soi, car le stress d’un tel projet apporte parfois des tensions. Beaucoup de professeurs hésitent à l’avouer, mais personnellement j’ai remarqué qu’avec mes élèves j’apprenais considérablement, et dans cette rencontre c’est idem. Ce travail m’a demandé d’être plus carré et de mettre mon ouverture encore plus en éveil afin de comprendre, me faire comprendre et échanger. L’apprentissage ne passe d’ailleurs que par l’ouverture et on grandit avec l’apprentissage.

Enfin, pourquoi avoir collaboré avec Improductions pour la réalisation de cette méthode DVD ?
J’avais parlé de mon souhait de réaliser un petit livre sur la darbouka à plusieurs personnes. Cédric Aimé et Christophe Gallego du magasin Djoliba [Toulouse], m’ont entendu et ont parlé de ce projet à Philippe Nasse de Improductions. J’avais aussi fait un tour d’horizon des méthodes et bien que l’on puisse trouver le livre de Philippe Vigreux (pour ce qu’il y a de plus complet), il n’y a pas vraiment de méthode sortant de la vision académique. Il s’agit de musique avant tout et il faut amener les bases mais aller plus loin et dans le ressenti. Bien entendu je respecte le travail des autres, mais j’ai voulu aller plus loin, et avec un support de qualité. Il y a quelques années, je suis allé faire un master-class aux Journées de la Percussion de Paris et Philippe Nasse y était. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous rencontrer de suite, mais connaissant la qualité des méthodes de la série Le Salon de Musique, nos idées pouvaient vraiment se rejoindre. Et après la présentation de mon projet nous avons enclenché le projet qui est aujourd’hui une réalité.
© Jimmy Braun / Ali Alaoui – Octobre 2006



Chronique de Jean-Luc Matte
Infomumuse du 19 octobre 2006

Cinquième volume de cette collection de DVD consacrée aux percussions du monde et toujours la même qualité, la même approche de la percussion par ses différentes facettes (sociale et culturelle, technique, lutherie, répertoire.), la même complémentarité des supports (1 livre et deux DVD).
Pour aborder ce volume, les hasards de mon emploi du temps ont fait que j'ai commencé par lire le livre, ce qui m'a déjà mis l'eau à la bouche, puisque j'y ai vite constaté que la méthode ne se limitait pas à la Darbouka proprement dite mais abordait également d'autres percussions du monde arabe, décrites l'une après l'autre et que l'on retrouvera sur les DVD, soit au sein de la méthode (initiation au jeu du bendir ou à celui du riqq, présence du tbila, du gallal, des tarijas ou des sagattes dans les parties de polyrythmie), soit plus brièvement dans le DVD documentaire (Qraqebs des gnawas par exemple).
J'ai également vite vérifié, toujours à la lecture du livre, que cette méthode ne se limitait pas à la musique marocaine (pays d'origine d'Ali Alaoui) mais, plus généralement au monde arabe. Là également, les DVD viendront le confirmer et notamment les exercices de polyrythmie tirés des traditions marocaine, du Golfe persique ou égyptienne.
En visionnant le long documentaire, c'est encore une impression d'infinie diversité qui m'a sauté aux yeux : si ce reportage est davantage centré sur le Maroc, Ali Alaoui, filmé lors de son retour (il s'est installé à Toulouse en 1999), y joue dans des contextes et répertoires très divers (il change d'ailleurs de costume pour chaque circonstance) : confrérie Aïssaoua avec procession de rue le matin puis scène de transe au soir, musique populaire marocaine, orchestre arabo-andalou, musique classique arabe en petit ensemble avec chanteuse et, enfin, impressionnante prestation solo de Darbouka sur scène histoire de prouver à ceux qui ne l'auraient pas encore été, qu'Ali Alaoui est un maître et que les instructions et conseils prodigués dans la méthodes ne viennent pas de n'importe qui. Il suffit d'ailleurs de l'entendre sur n'importe quel petit exercice de base de cette méthode pour constater qu'il sait transcender la moindre petite suite de frappes en lui donnant une dynamique, un accent particulier qui en fait déjà une vraie musique.
Mais revenons au reportage qui, outre les parties strictement musicales (des pièces filmées dans leur intégralité et c'est bien ainsi), présente le tannage des peaux, le tournage des fûts, la décoration de ceux-ci par peinture et le montage des darboukas traditionnelles. Paradoxalement, et même si le commentaire souligne le danger de voir disparaître le modèle traditionnel face aux darboukas en fonte d'aluminium et membrane (1) plastique, c'est sur ce dernier type de darbouka que l'on entendra presque toujours Ali Alaoui tant sur le documentaire que sur la méthode. Et pourtant, la partie de concert solo sur darbouka traditionnelle permet de bien constater la différence de sonorité. Plus flagrant encore, le bendir moderne à membrane plastique utilisé dans la méthode présente vraiment une sonorité pauvre par rapport aux bendirs traditionnels.
Mais venons-en à la méthode : Ali Alaoui, avec un accent qui rappelle celui de Djamel Debouze, mais avec un ton beaucoup plus posé (heureusement.), y détaille chaque frappe de base (et elles sont nombreuses) et les met en application dans des exercices progressifs. Celui qui manipule déjà la darbouka de manière intuitive aura vite fait de constater qu'il faut tout reprendre à zéro et que la moindre frappe de base n'a rien d'évident !. On peut d'ailleurs regretter que la méthode ne détaille pas, comme le ferait un professeur en situation réelle, les défauts les plus courants à éviter (il ne suffit pas d'expliquer ce qu'il faut faire, il faut également montrer ce qu'il ne faut pas faire lorsque l'expérience pédagogique montre que certains défauts sont quasi systématiques.).
Un retour au livre peut être souvent utile, celui-ci constituant, un excellent aide mémoire (description des frappes de base, partition des rythmes), voire de nombreux compléments, mais s'avérant, comme j'ai pu le constater en commençant par lire celui-ci, tout à fait insuffisant sans les DVD pour expliquer un mouvement de poignet ou, naturellement, pour pouvoir comprendre le son qui doit être produit par une frappe ou la pulsation d'un rythme donné.
Une intéressante partie du DVD méthode, sur les polyrythmies permet d'entendre et de voir (par une image en mosaïque), différents rythmes exécutés par des ensembles allant jusqu'à 8 percussions diverses entrant successivement dans le jeu. Si les parties de darbouka ne sont pas forcément faciles à capter, le débutant pourra facilement se caler sur certaines parties relativement faciles et en essayer plusieurs par rythme.
J'ai relevé encore pas mal de choses intéressantes, tant dans le livre (pas moins de 100 rythmes décrits dont quelques-uns avec adaptation pour la batterie par exemple) que sur les DVD (un documentaire qui fait le lien entre la musique et d'autres formes artistiques par exemple ou la possibilité de faire tourner les exemples en boucle) mais il serait trop long de tout détailler ici. Je vous laisse découvrir.
(1) : comme me le faisait remarquer M. Dumas, parcheminier à Annonay, il est tout à fait incorrect de parler d'une peau en plastique.
http://jeanluc.matte.free.fr
http://musette.free.fr

Article de Klaus Blasquiz (Batteur Magazine nov. 2006)
La série de vidéos de la collection le Salon de Musique (improductions) dirigée par Philippe Nasse vient de s’enrichir, et le mot n’est pas pas fort, d’une nouvelle méthode accompagnée comme à son habitude d’un film documentaire. Après Inza Diabaté et le Djembé, Pandit Shankar Ghosh et le tabla, Jean-Christophe Jacquin et le samba et, plus récemment, Madjid Khaladj et le tombak, c’est au tour du Marocain Ali Alaoui de nous présenter son instrument : la darbouka. Toutes ces méthodes d’initiation sont réellement uniques, et d’autant plus précieuses qu’elles concernent des instruments ou groupes d’instruments traditionnels n’ayant jusqu’ici jamais été traités de la sorte, et encore moins dans leur pays "d’origine".
Cette nouvelle méthode pédagogique s’attaque d’abord aux techniques fondamentales de la darbouka mais aussi à celle du bendir et du riqq, avec une présentation de quelque 100 rythmes et polyrythmies pour adaptation à la batterie. Le livret de 112 pages propose des partitions des rythmes du monde arabe, Moyen-Orient, Maghreb et pays du Golfe, accompagnés de photos, entretien et glossaire.
Le film documentaire, "le pari d’Ali", est remarquable. Il montre avec une grande finesse et pas moins de justesse le monde musical du Maroc, ainsi que la fabrication artisanale de la darbouka. Des extraits significatifs de concerts et de retrouvailles (l’Orchestre de la Radio Télévision Marocaine de Fès, la confrérie Aïssaoua, des gnawas ou encore le légendaire Mohamed Laaroussi) sont ponctués de commentaires pointus mais toujours légers.
Un fascinant voyage en Orient musical doublé d’un livret et surtout d’une méthode vidéo indispensable (le tout faisant 150 mn sur 2 DVD). Un apprentissage à l’ancienne par exemple, par le biais d’un maître infatigable : la vidéo.Ali : pari réussi !
Klaus Blasquiz